COV

Les composés organiques volatils (COV) constituent une famille de produits très large qui se trouvent à l'état de gaz ou s'évaporent facilement dans les conditions normales de température et de pression (20°C, 105 Pa). Cet ensemble regroupe les alcanes (sauf le méthane), alcènes, alcynes, composés aromatiques, aldéhydes, alcools, esters, cétones.

 

 

 


Les COV interviennent dans le phénomène de pollution photochimique en réagissant avec les oxydes d’azote, pour former l’ozone troposphérique. En plus d’être des précurseurs de la pollution atmosphérique, certains d’entre eux sont inflammables, explosifs, toxiques, voire cancérigènes ou mutagènes. Ils font l’objet aujourd’hui d’une réglementation renforcée : directives européennes, arrêtés et plans nationaux et régionaux de réduction (Plan National Santé Environnement, Plan Régional pour la Qualité de l’Air, …).

Les émissions de COV sont essentiellement dues à la combustion et à l’utilisation de solvants, dégraissants, conservateurs… et proviennent donc de sources très nombreuses. Selon le CITEPA, en 2006, les émissions en France s’élevaient à 1336 kt (soit une diminution de moitié entre 1988 et 2006), dont près de 30% proviennent de l’industrie manufacturière et 5,4% des secteurs de transformation d’énergie. Le transport, l’agriculture et le résidentiel tertiaire représentant les autres secteurs responsables de la production de COV par l’homme. Tous secteurs confondus, la réduction s’explique par les efforts de substitution à la source et la mise en œuvre d’unités de traitement.

La France s’était engagée dans le cadre du protocole de Göteborg (1999) à réduire ses émissions de COV d’environ 40% entre 1999 et 2010. Ces engagements ont été repris par la directive du 23 octobre 2001 (2001/81/CE) fixant les plafonds nationaux d’émissions pour certains polluants, imposant ainsi une limite aux émissions de COV à respecter en 2010 (1 050 kt/an). Cette directive est actuellement en révision et un nouveau plafond, plus faible, devra être respecté en 2020.
 

En juin 2003, le gouvernement français a adopté un programme de réduction des émissions de COV qui concerne l’ensemble des secteurs (industrie, transport bâtiment, agriculture (arrêté du 8 juillet 2003). Suivant ce programme, des actions d’inspection ont été engagées auprès des établissements recensés par les DRIRE, émettant plus de 30 tonnes de COV par an, ainsi que vers les industries pétrolières et chimiques présentant des sources d’émissions diffuses. La circulaire du 28 novembre 2006 oblige maintenant ces établissements à déclarer annuellement au préfet le niveau de leurs émissions. Par ailleurs, compte tenu des pics d’ozone observés en période estivale, les textes réglementaires en vigueur demandent l’application de mesures d’urgence pour les plus gros émetteurs industriels.

 

 

Selon le CITEPA, l’ensemble des mesures entreprises depuis une dizaine d’années a conduit à une réduction sensible des émissions globales de COV sur le territoire français. Parallèlement, il faut souligner cependant que le nombre d’établissements industriels concernés recensés par les DRIRE a augmenté fortement au cours de cette même période. En région Centre par exemple, 95 établissements étaient recensés en 2002, alors qu’en 2007 ils étaient 230 émettant plus d’une tonne par an de COV. En 2005, le Registre Français des Emissions Polluantes a recensé 919 sites industriels émetteurs de plus de 30 kt/an en France, dont 750 avaient rejeté à l’atmosphère 155 kt de COV.

 

En dépit des effets sensibles résultant de la politique de réduction des émissions globales de COV en France dans tous les secteurs concernés, des études scientifiques montrent qu’au delà des variations saisonnières, le niveau de fond des concentrations en ozone continue à augmenter en Europe. La production d'ozone dans l'atmosphère demeurant un problème environnemental toujours préoccupant, les seuils réglementaires d'émissions des COV devraient dans les prochaines années être abaissés à des niveaux encore plus sévères que ceux actuels. Les pays émergents, ainsi que ceux d'Amérique du Nord (USA, Canada) devraient également dans un futur proche être assujettis à des contrôles de plus en plus stricts de ces émissions.
 
Le procédé de traitement des rejets développé par BIOWIND permet de traiter tous types de Composés Organiques Volatils et d’odeurs. Il permet d’obtenir un abattement total des COV totaux pour des coûts de maintenance et de fonctionnement faibles. Ce procédé totalement innovant au niveau industriel fait l’objet de plusieurs brevets. Ce procédé est rentable pour traiter des rejets ayant des charges en polluant relativement faibles. La température de l’air, son humidité relative et le ou les types de polluants à traiter sont des paramètres essentiels au bon dimensionnement de nos installations. Ainsi, en fonction de ces paramètres, nos dispositifs sont capables de traiter en totalité (100% de rendement en CO2) jusqu’à 2200gC/h de COV.

 

 

 

Quelques exemples d’application

 

 
Cabines de peinture (avec dépoussiéreur en amont)
Rendement 50% pour une mise en conformité (mesure APAVE)

 

 

 

 

 

 
 
 Essais pilotes pour traitement d'une ligne de vernissage de cartes électroniques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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